En 2025, nous avons accompagné plus de 20 organisations sur leurs enjeux de délivrabilité email. De la startup à la grande entreprise, sous des formes variées et avec des impacts différents, les mêmes problématiques reviennent invariablement. Les mises en œuvre des recommandations délivrabilité, par contre, changent en fonction des contextes.
Cet article synthétise les 10 conseils délivrabilité que nous avons le plus donnés cette année, avec des recommandations concrètes (anonymisés) issues de nos missions. J’espère que cet article vous permettre encore d’enrichir votre expertise délivrabilité !
Cet article est en accès libre.
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Ce mois-ci, merci à nos clients-sponsors : Actito, Puig France, Voyageurs du Monde, CMI France, Cegeka, BPI France, Citeo, FFT, Castor & Pollux, Clarins, Mews Group. Ils nous permettent de publier du contenu gratuit. Grâce à eux, Badsender remplit sa mission d’éduquer l’écosystème francophone de l’emailing et du CRM pour promouvoir un email responsable.
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1. Structurer le monitoring délivrabilité
Constat : La grande majorité des clients n’ont aucun tableau de bord dédié à la délivrabilité. Ils regardent uniquement les performances marketing globales (taux d’ouverture, clics), sans analyse par fournisseur d’accès.
Sur nos missions 2025, ce constat revient systématiquement : absence de tableaux de bord délivrabilité rendant difficile la détection rapide d’incidents délivrabilité, manque de monitoring structuré empêchant d’identifier les dégradations progressives de réputation.
Dans plusieurs accompagnements, la première étape consistait à mettre en place Google Postmaster Tools et Microsoft SNDS qui n’étaient tout simplement pas configurés, alors que ces outils gratuits sont essentiels.
Recommandation détaillée :
- Suivre les performances par destination (Gmail, Outlook, Orange, Free, SFR, Yahoo) et non en global : un incident touche rarement tous les FAI simultanément. Les différencier permet justement une détection plus efficace.
- Monitorer l’évolution des bounces (hard/soft/block) dans le temps pour détecter les évolutions
- Analyser les tendances sur plusieurs semaines/mois, pas juste les campagnes individuelles
- Configurer Google Postmaster Tools (réputation domaine/IP, taux de plaintes, erreurs d’authentification, feedback loops)
- Configurer Microsoft SNDS (réputation IP chez Outlook/Hotmail, taux de spam traps)
- Ajouter des tests seedlist si possible (placement boîte de réception vs spam)
- Comparer les performances entre flux (marketing vs transactionnel) et entre marques/BU
Action concrète :
- Créer un dashboard centralisé avec trois niveaux de vue : quotidienne (détection d’incidents), hebdomadaire (tendances court terme), mensuelle (évolution réputation)
- Pour chaque destination, suivre minimum : volume envoyé, taux de bounce (hard/soft/block), taux d’ouverture, taux de clic, taux de plaintes si disponible
- Configurer Google Postmaster Tools : ajouter tous vos domaines et sous-domaines d’envoi
- Configurer Microsoft SNDS : enregistrer toutes vos IPs d’envoi
- Mettre en place des alertes automatiques si un indicateur sort des seuils normaux (ex : bounce rate > 2%, chute du taux d’ouverture > 20%)
- Planifier une revue hebdomadaire de 15 minutes pour analyser les tendances
Bénéfice : Un monitoring structuré permet de détecter les incidents de délivrabilité en quelques heures au lieu de plusieurs jours, et d’agir avant que la réputation ne soit trop dégradée. Les incidents se détectent facilement en visualisant qu’une destination décroche sur un indicateur alors que les autres restent stables.
2. Séparer flux marketing et transactionnels
Constat : Beaucoup d’organisations envoient tous leurs emails depuis les mêmes domaines et IPs, mélangeant newsletters promotionnelles et emails transactionnels critiques (confirmations de commande, réinitialisations de mot de passe, notifications importantes).
Sur nos missions 2025 (mais ce n’est pas nouveau) nous avons constaté que cette absence de séparation exposait les flux critiques aux incidents des flux marketing. Le risque : un incident de délivrabilité sur une campagne promotionnelle agressive peut impacter la délivrabilité des emails transactionnels dont le taux de délivrabilité doit rester très proche de 100%.
Recommandation détaillée :
- Utiliser des sous-domaines distincts selon la typologie : newsletter.marque.fr (campagnes marketing), transac.marque.fr (transactionnel), alert.marque.fr (notifications), service.marque.fr (service client) …
- Si possible, utiliser des IPs dédiées ou des pools mutualisés différents pour chaque flux (surtout pour les gros volumes)
- Capitaliser sur le domaine principal de la marque dans le FROM visible (ex : contact@newsletter.marque.fr) pour maximiser la reconnaissance plutôt que sous de “faux” domaines (ex: contact@news-marque.fr)
- Ne pas multiplier excessivement les sous-domaines : 3-4 suffisent généralement (transac, marketing chaud, marketing froid, service)
Action concrète :
- Cartographier tous vos flux d’envoi actuels et les classer selon deux axes : qualité (taux d’engagement) et importance stratégique
- Définir 3-4 typologies de flux et leur attribuer des sous-domaines dédiés (privilégier le recyclage de sous-domaines existants avec historique positif plutôt que créer du neuf)
- Planifier la migration progressive : commencer par les flux transactionnels (plus facile), puis marketing
- Mettre en place un plan de chauffe si vous créez de nouveaux sous-domaines : commencer par de petits volumes vers vos contacts les plus engagés, puis augmenter progressivement sur 2-4 semaines
- Documenter l’architecture finale : quel flux utilise quel sous-domaine, pourquoi, et qui est responsable
Bénéfice : La séparation des flux crée une isolation relative de réputation : un incident sur vos campagnes marketing impactera moins fortement vos emails transactionnels critiques. Vos confirmations de commande et emails de réinitialisation de mot de passe continueront d’arriver même si vous avez un problème sur une newsletter. Cette séparation facilite aussi le diagnostic (quel flux pose problème ?) et permet d’appliquer des stratégies différenciées (fréquence, gestion des inactifs…).
3. Configurer correctement SPF, DKIM et DMARC
Constat : L’authentification technique des emails est régulièrement incomplète ou mal configurée. Sur nos missions 2025, nous avons constaté que DMARC est encore trop souvent absent ou en mode « p=none » et surtout sans monitoring actif des rapports.
Recommandation détaillée :
- SPF : Valider que tous les serveurs d’envoi sont autorisés et limiter le nombre d’includes (maximum 10 lookups DNS). Attention aux chaînes trop longues qui génèrent des erreurs et compromettent l’authentification.
- DMARC : Passer progressivement de p=none à p=reject. Mais surtout, mettre en place un monitoring actif des rapports RUA/RUF pour identifier les sources d’envoi légitimes et les tentatives d’usurpation.
Action concrète :
- Mettre à jour les adresses email de reporting de l’ensemble des enregistrement DMARC pour pointer vers la même boîte email interne ou le même service de monitoring DMARC.
- Souscrire à un service de monitoring DMARC qui permettra d’analyse simplement la qualité de votre authentification et de configurer des alertes automatiques.
- Améliorer l’authentification de vos flux d’envoi légitimes avant de durcir la politique DMARC
- Une fois que vous êtes passé à une politique de rejet DMARC, envisager de déployer BIMI et Apple Branded Email.
Bénéfice : Une authentification correcte et une politique DMARC stricte protègent votre marque contre le phishing et réduit significativement les risques de délivrabilité. Les plus grandes messageries exigent désormais DMARC, SPF et DKIM pour les gros volumes. Bonus : vous pouvez ensuite implémenter BIMI (logo de marque dans la boîte de réception) si vous avez p=quarantine ou p=reject.
4. Nettoyer et gérer les inactifs
Constat : Quasiment aucun de nos client n’a de stratégie structurée de gestion des inactifs. Sur nos missions 2025, c’est un constat alarmant sachant que c’est largement la meilleure manière d’améliorer sa réputation en délivrabilité.
Recommandation détaillée :
- Définir un seuil d’inactivité clair adapté à votre contexte. Par exemple : 180 jours pour du marketing intensif, 365 jours pour des communications moins fréquentes
- Mettre en place une stratégie de diminution de la pression commerciale sur les contacts devenus inactifs
- Stopper définitivement les envois après un certain délai d’inactivité
- Appliquer des règles plus strictes sur les domaines sensibles (comme Microsoft) où l’impact sur la réputation est plus rapide
- En délivrabilité B2B, tenir compte de la problématique des robots ouvreurs et cliqueurs qui faussent les KPIs
Action concrète :
- Mieux comprendre votre base de donnée en segmentant celle-ci selon la dernière interaction (30j, 90j, 180j, 365j+)
- Exclure définitivement les contacts totalement inactifs de vos envois marketing
- Réduire la pression marketing des personnes qui sont en train de devenir inactifs
- Documenter et automatiser ce processus pour qu’il s’applique en continu
Bénéfice : C’est peut-être contre intuitif, mais réduire les volumes envoyés permet la plupart du temps d’améliorer les taux d’ouvertures, de clic et le chiffre d’affaire généré par l’email marketing. Et surtout, vous allez protéger votre réputation expéditeur. Les FAI et webmails privilégient les expéditeurs qui envoient à des audiences engagées.
5. Traiter correctement les bounces
Constat : Les règles de gestion des bounces sont souvent insuffisantes, mal configurées ou inexistantes, notamment en ce qui concerne la distinction entre les softbounces et blockbounces. Une mauvaise gestion des bounces peut être extrêmement préjudiciable pour votre délivrabilité… mais aussi pour votre base de donnée s’ils sont mal catégorisés.
Recommandation détaillée :
- Hardbounces : Mise en quarantaine immédiate et définitive dès le premier échec (adresse inexistante, domaine invalide)
- Softbounces : Arrêt après 3 à 5 échecs consécutifs sur une période de 3-4 semaines (boîte pleine, serveur temporairement indisponible)
- Blockbounces : Ne JAMAIS les compter comme des softbounces classiques. Analyser les causes (réputation, contenu, volume) et traiter le problème à la source. Les blockbounces ne doivent pas mener à une exclusion de l’adresse du destinataire.
- Synchroniser les règles entre toutes vos plateformes d’envoi pour éviter qu’une adresse bloquée sur une plateforme continue à recevoir depuis une autre
- Monitorer l’évolution du taux de bounce global (objectif : < 1% en B2C et < 2-3% en B2B)
Action concrète :
- Auditer les paramètres actuels de gestion des bounces sur chaque plateforme, si nécessaire, demander au support des informations complémentaires
- Standardiser les règles : hardbounce = exclusion immédiate, softbounce = 5 tentatives max sur 30 jours
- Créer des segments d’exclusion partagés entre plateformes si vous utilisez plusieurs outils
- Mettre en place des alertes si le taux de bounce dépasse 4 ou 5% sur une campagne
Bénéfice : Continuer d’envoyer sur des adresses invalides envoie un signal négatif aux messageries et détériore votre réputation expéditeur. Une gestion rigoureuse des bounces protège votre réputation, réduit vos coûts d’envoi et améliore vos statistiques.
6. Synchroniser les plaintes spam et les désinscriptions entre plateformes
Constat : Les plaintes spam (comme les désinscriptions) ne sont pas toujours synchronisées entre les différentes plateformes d’envoi des marques. Un contact qui se plaint sur un flux continue à recevoir des emails sur un autre flux. C’est une situation qui peut vite devenir pénalisante d’un point de vue réputation délivrabilité.
Recommandation détaillée :
- Configurer tous les Feedback Loops disponibles (Hotmail/Outlook, Yahoo, La Poste…) ou vérifiez que c’est bien réalisé par votre outil d’envoi d’email.
- Traiter automatiquement chaque plainte comme un désabonnement définitif sur TOUS vos flux
- Monitorer le taux de plaintes par campagne et par destination (objectif : < 0,1%)
- Mettre en place des alertes si le taux dépasse 0,3% (seuil critique chez certains FAI)
- Excluez les plaintes et les désinscription sur l’ensemble des outils d’envoi d’email que vous utilisez
Action concrète :
- Vérifier avec votre ESP que tous les FBL disponibles sont bien activés et fonctionnels
- Tester le traitement : faire une plainte test et vérifier que l’adresse est bien exclue
- Créer des segments globaux contenant les plaintes spam et les désinscriptions qui seront partagés entre toutes vos plateformes
- Ajouter le taux de plaintes dans votre tableau de bord de monitoring
- Analyser les pics de plaintes : problème de ciblage ? Contenu inapproprié ? Fréquence trop élevée ?
Bénéfice : Un taux de plaintes élevé est le signal délivrabilité le plus négatif pour les FAI et messageries. Une désinscription mal prise en compte consiste en un risque accru de générer des plaintes spam. Une gestion rigoureuse des plaintes et des désinscription protège votre réputation et évite les blocages. Bonus : analyser les plaintes vous aide à identifier les problèmes de ciblage ou de contenu avant qu’ils n’impactent massivement votre délivrabilité.
7. Faciliter la désinscription (et l’assumer)
Constat : Les liens de désinscription sont parfois difficilement visibles, les processus compliqués (obligation de login, formulaires longs), et le header List-Unsubscribe en one-clic est régulièrement absent. Sur de nombreux audits en 2025, nous avons constaté que le processus de désabonnement nécessitait trop d’étapes, était trop difficile à trouver ou que le lien List-Unsubscribe n’était pas implémenté, alors que Gmail et Yahoo le favorisent de plus en plus dans leur interface.
Recommandation détaillée :
- Lien de désabonnement visible, lisible et contrasté dans le footer de chaque email
- Idéalement, ajouter également un lien de désinscription en haut du message
- Implémenter le header List-Unsubscribe avec la méthode one-click (RFC 8058) pour permettre la désinscription directement depuis l’interface du webmail (risque de pénalités en cas d’absence)
- Processus en maximum 1-2 clics, sans obligation de se connecter
- Traitement en temps réel (pas de délai de 48-72h)
- Ne pas demander de justification ou afficher de messages culpabilisants
Action concrète :
- Auditer vos templates : le lien de désinscription est-il visible en 2 secondes ?
- Vérifier avec votre ESP que le header List-Unsubscribe (one-click) est bien activé
- Tester le parcours : combien de clics ? Faut-il se connecter ? Combien de temps avant effet ?
- (Bonus) Créer un centre de préférences permettant d’ajuster la fréquence plutôt que tout/rien
Bénéfice : Quelqu’un qui veut se désinscrire le fera de toute façon. Autant faciliter le processus plutôt que de le pousser à cliquer sur « spam » (bien plus dommageable pour votre réputation). Gmail, Yahoo et de nombreuses messageries affichent désormais un bouton de désinscription bien visible. Si vous n’implémentez pas List-Unsubscribe, c’est peut-être la plainte spam qui sera privilégiée par le destinataire.
8. Maîtriser la fréquence d’envoi
Constat : Beaucoup d’organisations n’ont pas de règles sur les fréquences d’envoi de leurs emails. Or, les filtres anti-spam sont friands de régularité, que ce soit sur les moments d’envoi ou sur les volumes envoyés. Toute changement de comportement dans vos envois (et pas seulement sur la fréquence) sera vu comme suspect.
Recommandation détaillée :
- Adoptez des logiques de fréquences sur vos différents envois : la newsletter éditoriale chaque 1er lundi du mois, l’email promo de la semaine tous les jeudi…
- Si vous avez besoin de faire des campagnes exceptionnelles, essayez de les répartir au mieux
- Dans le cas où vous avez besoin de cibler plus largement que d’habitude, essayez de découper vos envois en plusieurs vagues.
- Coordonner entre équipes/marques : dans les organisations multi-BU, évitez qu’un même contact reçoive des emails de plusieurs entités sans coordination globale
Action concrète :
- Créer un tableau de bord représentant vos volumes envoyés par semaine et par jour afin de détecter des pics d’envois et de réfléchir à une meilleure organisation.
- Informer les différentes équipes des impacts délivrabilité et réputation de fréquences d’envoi et de volumes d’emails envoyés irréguliers.
- Documenter les règles et les communiquer aux équipes marketing pour éviter les contournements
- Créer un outil de gestion de planning d’envoi incluant des informations sur les volumes.
Bénéfice : Améliorer la régularité de vos envois, que ce soit sur la fréquence ou les volumes aidera les filtres anti-spam à ne pas être surpris de votre comportement d’expéditeur. En alliant cette logique à un ciblage sur vos contact les plus actifs, vous pourriez rétablir de manière spectaculaire une réputation de mauvaise qualité (prévoyez tout de même quelques semaines).
9. Adopter une gouvernance délivrabilité claire
Constat : Dans les organisations avec plusieurs marques, business units ou plateformes d’envoi, l’architecture est souvent chaotique et non documentée. L’absence de documentation centralisée rend difficile le diagnostic et la résolution d’incidents.
Recommandation détaillée :
- Documenter l’architecture d’envoi complète : qui envoie quoi, depuis où, sur quelle plateforme ?
- Cartographier tous les domaines, sous-domaines, IPs, plateformes et leurs usages respectifs
- Établir un processus de validation avant tout nouveau flux d’envoi
- Désigner un responsable délivrabilité (même à temps partiel) qui centralise les décisions
- Créer un registre des incidents et des actions correctives
Action concrète :
- Créer un document de référence (type cartographie) listant tous vos flux d’envoi
- Pour chaque flux : domaine, sous-domaine, IP, plateforme, volumétrie, type de contenu, responsable
- Identifier les incohérences, doublons, flux obsolètes
- Définir des règles de nommage et un process d’approbation pour les nouveaux flux
- Planifier des points de revue trimestriels de l’architecture
Bénéfice : Une gouvernance claire et une documentation à jour permettent de mieux maîtriser votre infrastructure d’envoi, détecter plus rapidement les incidents, faciliter l’onboarding des nouveaux collaborateurs, et prendre des décisions éclairées lors de migrations ou changements de plateforme. En cas d’incident, vous gagnez un temps précieux.
10. Former les équipes aux fondamentaux
Constat : Les équipes marketing et CRM opèrent souvent sans connaissance réelle des enjeux de délivrabilité, et prennent des décisions tactiques (pression commerciale, ciblage large, fréquence élevée) qui impactent directement la réputation expéditeur. Sur nos missions de coaching en 2025, une partie importante du travail consistait à former les équipes opérationnelles aux fondamentaux de la délivrabilité pour qu’elles intègrent ces critères dans leurs décisions quotidiennes. Sans cette montée en compétence, les bonnes pratiques ne sont pas appliquées dans la durée.
Recommandation détaillée :
- Former les équipes sur les fondamentaux : notion de réputation expéditeur, authentification (SPF/DKIM/DMARC), gestion des bounces, plaintes spam, importance de l’engagement
- Sensibiliser sur l’impact des décisions marketing : ciblage trop large, fréquence excessive, contenu non pertinent = dégradation de la réputation
- Créer des process de validation intégrant des critères de délivrabilité avant chaque envoi (checklist)
- Documenter les bonnes pratiques internes dans un guide accessible à tous
- Désigner des « relais délivrabilité » dans chaque équipe
- Organiser des points de suivi réguliers pour analyser les incidents et partager les apprentissages
Action concrète :
- Organiser une formation initiale de 2-3h pour toutes les équipes envoyant des emails
- Créer un document de référence interne : « Checklist délivrabilité avant envoi »
- Intégrer des critères délivrabilité dans vos process de validation de campagne
- Mettre en place un canal de communication dédié (Slack, Teams) pour les questions délivrabilité
- Organiser des retours d’expérience trimestriels sur les incidents et apprentissages
Bénéfice : Le transfert de compétences est essentiel pour inscrire les bonnes pratiques dans la durée. Des équipes formées prennent de meilleures décisions au quotidien, détectent les problèmes plus tôt, et deviennent progressivement autonomes. L’objectif d’un accompagnement délivrabilité externe doit être de rendre les équipes internes capables de gérer 80% des situations par elles-mêmes.
Conclusion
Ces 10 recommandations délivrabilité reviennent systématiquement dans nos missions car ils sont à la fois :
- Fondamentaux : Ils touchent les piliers de la délivrabilité
- Souvent négligés : Par manque de temps, de compétences ou de priorisation
- À fort impact : Leur mise en œuvre améliore significativement les résultats
La délivrabilité n’est pas un sujet purement technique à déléguer aux équipes IT. C’est un enjeu stratégique qui nécessite :
- Un pilotage régulier
- Une collaboration marketing/technique
- Des investissements mesurés mais constants
Vous reconnaissez votre organisation dans ces constats ? Vous souhaitez un état des lieux de votre délivrabilité ? Contactez-nous pour un diagnostic
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