Podcast #4 : Rencontre avec Loïc Péron de Validity. On discute Everest, certification, délivrabilité, …

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Pour ce nouvel épisode nous voulions creuser un peu plus les bouleversement qui ont eu lieu chez Validity après le rachat de Return Path et de 250ok et suite à l’annonce, cet été, de la plateforme Everest.

Pour nous éclairer nous avons demandé à Loïc Péron de nous rejoindre. Loïc a travaillé pendant 6 ans chez ReturnPath, il est maintenant Directeur Customer Success chez Validity.

Dans ce podcast, Loïc reviendra sur l’histoire de Validity et nous expliquera quelle est leur stratégie.

Nous lui poserons aussi quelques question sur les autres produits de Validity, sur la certification, sur la concurrence et sur bien d’autres sujets.

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La transcription de notre discussion

Jonathan : Bonjour Loïc, quel a été ton parcours ?

Loïc : Je suis une exception par rapport à ce que l’on disait avant de commencer l’enregistrement, j’ai fait un parcours commerce et marketing… et j’y suis toujours. J’ai eu un parcours principalement annonceur, d’abord dans l’automobile chez Peugeot, ensuite dans le secteur du tourisme, puis dans le conseil, et je suis depuis plus de six ans chez Return Path et maintenant Validity. Actuellement je travaille sur le customer success.

Jonathan : Quels ont été les derniers épisodes chez Validity ?

Loïc : Return Path était une entreprise qui existait depuis plus de 20 ans. Validity existe depuis 2018 et a agrégé progressivement des entreprises de la data et de l’email. Validity a commencé sa vie avec des activités autour de la donnée dans Salesforce. Puis, la société a racheté BriteVerify, ensuite Return Path en 2019 et enfin 250ok en 2020. L’idée est de consolider toutes les expertises et le marché. Validity a aussi un 3e métier qui est l’optimisation de la donnée pour les forces commerciales.

Jonathan : Qu’est-ce qui change concrètement pour vos clients en France ?

Loïc : L’idée c’est vraiment que l’on a consolide les expertises et donc on a lancé une nouvelle plateforme qui s’appelle Everest et qui regroupe les fonctionnalités des différentes solutions tout en améliorant certaines d’entre-elles. Par exemple, on a profité de l’expertises API de 250ok avec des fonctionnalités venant de RP.

Thomas : Quels sont les principaux concurrents de Validity sur le même périmetre ? Est-ce qu’ils existent ?

Loïc : En tentant d’être objectif 😉 Je ne vois pas vraiment de solution équivalente en terme de fonctionnalités. Aujourd’hui on va être sur de l’analyse de délivrabilité, du monitoring DMARC, de l’implémentation de BIMI, du réseau de donnée afin d’évaluer la pression des concurrents. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait de la concurrence sur l’ensemble de ces besoins.

Il y a bien de la concurrence sur certains aspects de notre plateforme, mais qui regroupe l’ensemble, je ne vois pas.

Jonathan : Dans la pratique, où en est la migration vers Everest ?

Loïc : La plateforme est disponible pour les nouveaux clients, ils auront directement une proposition Everest. Pour les clients existants, il y aura une migration qui va commencer à la fin de l’année 2020. L’idée est de proposer à nos clients de passer sur la nouvelle plateforme dès qu’ils le souhaitent.

Marion : Est-ce que ça cert vraiment d’être certifié aujourd’hui ?

Loïc : On voit pas mal d’impact sur de nombreux fournisseurs d’adresses de messagerie. On a fait un étude avec Emarsys en Angleterre sur 35 clients. Et on a vu un vrai bénéfice sur les taux d’ouverture et de conversion en faisant le comparatif avant/après.

Marion : Être certifié ça veut bien dire que l’on assoupli les règles de filtrage pour un annonceur certifié ?

Loïc : On a un rôle de tiers certificateur. On s’assure que l’annonceur obéi aux bonnes pratiques de gestion des données et d’envoi des emails. Et nous fournissons une liste blanche à différentes messageries dans le monde.

Typiquement, un Microsoft, Yahoo!, … va aller interroger cette liste et va pouvoir assouplir ses décisions de filtrage sur certains annonceurs.

Marion : Est-ce que cela veut dire que quand on est certifié on peut se permettre d’avoir des moins bonnes pratiques ?

Loïc : Un acteur peut être suspendu de la certification s’il est en dehors de clous. On peut détecter certains comportements négatifs et on est d’ailleurs challengés par les fournisseurs d’adresses email sur le sujet.

Donc non, ça n’autorise pas les mauvaises pratiques. Par exemple, si vous commencez à router sur tous vos inactifs, ça déclenchera une suspension de certification.

Par contre, c’est vrai que ça peut permettre un peu plus de souplesse, par exemple sur des critères d’activité. Passer de critères d’activité de 3 à 4 mois sera peut-être ok. Mais on ne pourra pas faire n’importe quoi !

Marion : Est-ce qu’il y a beaucoup d’annonceurs qui vous le demandent encore ? J’ai l’impression que c’était le graal il y a quelques années, mais il me semble que c’est un peu retombé.

Loïc : On entend peut-être un peu moins moins parler de certification, mais de notre côté on a toujours autant de demandes. Les acteurs internationaux par exemple voient tout de suite l’impact. On voit pas mal n’annonceur qui ont un problème spécifique sur une messagerie locale et qui trouvent une solution dans la certification.

Jonathan : Les marques continuent à avoir du mal à investir dans la délivrabilité. Quels seraient les arguments pour inciter les annonceurs à investir sur le terrain de la prévention en délivrabilité ?

Loic : On est conscient que l’on traite souvent avec des opérationnels qui veulent générer du revenu et qui ne se penchent pas toujours sur les aspects annexes.

Mais est-il concevable qu’un annonceur n’ait pas la visibilité sur les plaintes qui sont générées, les spamtraps touchés, qu’ils n’aient pas conscience des données disponibles dans Google Postmaster Tools, SNDS, … C’est dans ce sens là que l’on sensibilise les annonceurs.

Dépenser des 1000 et des cents en créa, en dispositifs CRM en DMP, … si derrière on n’a pas conscience qu’un spamtrap bloque des IPs pour envoyer nos campagnes ou qu’on est blacklisté ou qu’on ne connait pas la réputation Gmail… on navigue à l’aveugle. Il faut avoir un oeil sur ce qui se passe. C’est déterminant.

Photo par Naadir Shahul sur Unsplash

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