Interview d’Actito : “une plateforme de marketing automation plutôt qu’un simple outil d’e-mail marketing”

logo-actito Cette semaine, c’est Benoît De Nayer, Managing Partner chez Citobi qui nous parle de la plateforme Actito pour la série d’interviews des acteurs de l’envoi d’emailing.

Pouvez-vous en quelques mots nous faire un historique d’Actito ? Quand la plateforme a-t-elle été fondée, par qui, est-ce que la business model a évolué depuis le début de l’aventure ?

Actito a été lancé en 2001 soit à peu près un an après la fondation de Citobi, entreprise spécialisée dans le marketing relationnel.

Le business modèle a toujours reposé sur la vente de licences et de services y associés.

Qu’est-ce qui fait la spécificité d’Actito ? Qu’est-ce qui vous distingue par rapport aux autres acteurs de ce marché très concurrentiel ?

Actito s’est toujours présentée comme une plateforme de marketing automation plutôt qu’un simple outil d’e-mail marketing.

Il repose sur un moteur de CRM puissant orienté vers la gestion des données des utilisateurs. L’e-mail est un canal parmi d’autres tels le SMS, l’imprimé, les réseaux sociaux.

La structure de l’application lui permet de s’intégrer aisément au processus métier des clients grâce au “Relationship Marketing Portal” qui offre un ensemble d’outils permettant de développer des applications marketing sur mesure.

Quels sont pour vous les 3 grands défis pour les prochains mois dans le monde de l’emailing ?

Le premier est certainement la croissance exponentielle du mobile dont l’usage est en passe de détrôner les autres moyens d’accès aux e-mails. Il obligera à repenser non seulement le design des e-mails mais également le timing des campagnes, la segmentation, le contenu… bref il viendra chambouler toutes les habitudes en matière d’e-mail marketing.

La seconde est celle de l’automatisation des campagnes : si les outils existent déjà pour créer des campagnes scénarisées, les usages ne sont pas légion. Les marketers vont commencer à s’intéresser de plus près aux possibilités offertes par ces outils pour mettre en place des campagnes qui suivront le comportement du consommateur tout au long de sa vie en déclenchant des envois au moment opportun.

Le troisième et non le moindre est celui de la Business Intelligence au sens large: le marketing digital et l’e-mail marketing en particulier génèrent des quantités très importantes de données qu’il reste difficile d’exploiter aujourd’hui. Un des principaux challenges des marketers sera de tenter d’utiliser les données issues des visites des consommateurs pour sélectionner des contenus pertinents et ainsi augmenter le retour sur les campagnes.

Quels sont les prochaines évolutions de votre plateforme ?

Les différents modules d’Actito continuent à évoluer en parallèle (campagnes, Crm, formulaires…). L’accent sera mis dans les développements sur une convivialité encore accrue par l’utilisation de nouvelles technologies d’interface.

Grâce à son approche modulaire, Actito pourra égarement s’interfacer plus facilement avec des applications tierces mises à la disposition des utilisateurs au travers d’un “app store”.

Le volet “customer intelligence” évoluera également pour offrir des possibilités de reporting encore plus avancées.

Est-ce que vous proposez à vos clients un mode “Freemium” (version gratuite avec de fonctionnalités réduites) ?

Non

Si oui, qu’est-ce que vous en retirez ? Si non pourquoi ne pas utiliser ce modèle ?

Le modèle business d’Actito intègre Logiciel et services. Afin de tirer toutes les possibilités du logiciel, nous offrons un accompagnement personnalisé qui n’est pas compatible avec le modèle freemium.

Qu’est-ce que vous pensez du marché français de l’emailing ? Est-ce que l’on est arrivé à maturité ou est-ce qu’il reste de la place pour de nouvelles innovations ?

Le marché français de l’e-mailing a pour nous deux caractéristiques, il est à la fois très mature et très concurrentiel. La France a été un des marchés précurseurs de l’e-mailing en Europe, les solutions qui y sont nées n’ont donc rien à envier aux solutions américaines par exemple.

C’est également une des raisons qui fait de ce marché un marché très concurrentiel où il n’est pas aisé pour de nouveaux entrants de trouver leur place.

Il existe pourtant d’importantes marges pour l’innovation. Notamment dans le haut du marché où l’e-mail marketing doit s’intégrer dans des approches “omni-canal”.

Un dernier mot pour conclure

L’e-mail que l’on donnait pour mort il y a quelques années est encore bien vert… 2013 s’annonce comme une année particulièrement intéressante.

 

A propos de Jonathan Loriaux

Actif depuis plus de six ans dans l'emailing, j'ai eu un parcours qui a commencé du côté technique (intégration de campagnes emailing) avant de m'orienter vers la vente (en tant qu'expert eCRM) et enfin le conseil marketing. Depuis 4 ans je suis l'auteur du blog Badsender.com. L'emailing n'est pas seulement une expertise, c'est véritablement devenu ma passion, c'est pourquoi Badsender est maintenant mon activité principale avec la création d'une activité de consultant emailing liée au site.

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